http://mitrophane.vefblog.net/

  VEF Blog

Can Mitrofan, el blog de Joan-Daniel Bezsonoff

el 24-05-2019 18:52

Des retrouvailles inutiles

 

 

  Je viens de voir «  Les plus belles années d’une vie » et je suis très déçu. Voici un film que j’aurais aimé aimer. Lelouch n’a rien perdu de son art de filmer, d ‘offrir des images splendides accompagnées d’aphorismes et de quelques mots d’esprit. Malheureusement, ces retrouvailles distillent un ennui certain et une tristesse infinie. Anouk Aimée reste étonnamment belle malgré les années mais le pauvre Trintignant est méconnaissable dans son fauteuil roulant. Cette pitoyable histoire d’un Roméo sénile et rhumatisant m’a rendu très mélancolique. Même Nicole Croisille s’égosille à la recherche des notes perdues. Croyez-moi. Si vous avez aimé « Un homme et une femme » évitez ce pensum crépusculaire.  

 

8/20 il faut bien rire un peu

<!--EndFragment-->
 


Comentaris/ коментарии

 
 
 
el 04-04-2019 16:24

La mort du père

         

 

   

Cela devait finir par arriver. Un jour le général Aubanel mourut. Gaston l’apprit dans les pires circonstances possibles. Il avait pris l’habitude de couper les sonneries de son téléphone portable quand il travaillait. Sa Peugeot 307 grise était connectée à son mobile via Bluetooth. Bien qu’il critiquât sans cesse son époque, Gaston se tenait au courant des nouveautés. Il venait de passer les grilles de la préfecture du Var, où il travaillait depuis vingt-cinq ans, quand l’écran de veille de la voiture lui demanda s’il voulait qu’on lui lût le dernier message reçu sur sa messagerie. Machinalement, Gaston grommela qu’il acceptait. Il entendit alors une nouvelle épouvantable. Une voix de robot, une voix métallique avec un accent asiatique, une voix de Vietnamien déshumanisé par la technologie. «  Papa est mort. » Gaston crut qu’il rêvait. Il s’arrêta sur le zébra de la maison des quartiers sur le boulevard du 112ème régiment d’Infanterie. Il attendit un long moment avant de pouvoir appeler sa mère. Une tristesse bétonnée lui était tombée dessus. Un grand brouillard de tristesse l’enveloppait. Il savait que le vieux n’allait pas fort mais il lui donnait encore quelques mois de survie. Le cœur l’avait lâché. Il avait donc un cœur ? 

 


Comentaris/ коментарии

 
 
 
el 31-03-2019 19:04

La châtelaine du Liban

 


 

 

Quarante après, j’ai relu La châtelaine de Liban de Pierre Benoit. J’en conservais le souvenir d’un roman jumeau de l’Atlantide. Dans les deux romans, un officier, muté dans une colonie française de langue arabe, s’éprend d’une jeune femme mystérieuse, reine d’un château au milieu du désert. Pris par leur passion sexuelle, « enfigats » comme l’on dit en catalan, ils renoncent à toutes leurs valeurs, à l’honneur, à leur patrie pour vivre leur amour jusqu’au bout.

 

J’ai retrouvé avec plaisir l’atmosphère des romans pétrobénédictins, gorgés de militaires sentimentaux, de références culturelles, de femmes fatales mais cette relecture m’a déçu.

 

Hormis le personnage d’Athelstane Orlof, femme moderne, panthère vénéneuse pleine de contradictions, les autres personnages m’ont paru bien fades, surtout Michelle la fiancée délaissée. Le major Hobson tire son épingle du jeu mais n’arrive pas à marquer les esprits comme M Mechref, le méhari du narrateur.

Il s’agit donc d’un roman de PB qu’on peut lire une fois par curiosité, comme une porte d’entrée dans l’univers de l’auteur mais il ne faut pas demander à cet ouvrage plus qu’il ne peut donner.

 

13/20 (il faut bien s’amuser)

 

Albin Michel, 1924, réédition de 1950.

 

J’y ai ai relevé ces citations.

 

« A Safita, un jour qu’on venait de mettre à jour une crypte, j’ai tenu entre mes mains le tibia d’un de ce extraordinaires chevaliers de la Croix. J’aurais voulu le jeter sur une des tables de conférences internationales, autour desquelles on conteste nos titres à être ici aujourd’hui. »  (pages 128, 129)            

 

« Quand on a commencé, il faut s’obstiner. Ce n’est qu’à ce prix qu’au bout de certaines folies, se trouve parfois la réussite. Le jeu en est l’exemple. Atout, atout, atout, encore atout. Oui, mais si la dernière carte qui reste en main de l’adversaire est un atout supérieur ?...Eh bien, alors, on paie, et tout est dit. » page 135

 

 

 

« Assez souvent, les romanciers vivent aux crochets de la réalité pour que, de temps en temps, celle-ci leur rende un peu la pareille. » page 206 

 

 

 

 


Comentaris/ коментарии

 
 
 
el 18-03-2019 20:48

La marquesa de Broadway

L’Indépendant, diumenge 16 de març del 2019

 

                              

 

    Els anys passen i encara escolti els discos de Luis Mariano, possiblement un dels millors cantants i dels pitjors actors del món. L’opereta més famosa de Mariano és sens dubte ‘’ Le Chanteur de Mexico .’’ La seua adaptació cinematogràfica amb Bourvil i Annie Cordy ha restat famosa. Qui recorda, però, que la jove d’en Luis al Châtelet no era l’Annie Cordy sinó la Lilo, àlies Liselotte Johanna Lewin ? Aquella cantant, oblidada a casa nostra, encara té molts admiradors als Estats Units. Hi va crear la comèdia musical ‘’ Cancan ‘’ amb les inoblidables ‘’ I love Paris ‘’ i ‘’ C’est magnifique ‘’ interpretada després per Luis Mariano, Frank Sinatra, Dario Moreno, Ella Fitzgerald, Lucienne Delyle. Michel Bigas, intel·lectual perpinyanès acaba de publicar una monografia polida i molt ben feta sobre la Lilo, cosina germana del primer marit de sa mare. Un bell objecte amb un bé de Déu de fotografies. El lector, enamorat de la cançó francesa dels anys 1950-1960, trobarà en aquesta biografia, moltes informacions interessants. Quina època meravellosa en què es van il·lustrar tants artistes mig oblidats com Renée Lebas, Marie José, Georges Ulmer, François Deguelt, Jacqueline François, Jean-Claude Pascal. La comparació amb els cantants d’avui faria somriure si no feia plorar.

 

 

 

 

 


Comentaris/ коментарии

 
 
 
el 03-03-2019 14:30

Longtemps j'ai essayé de lire Proust

 


 

 

 

  Durant molts anys no em vaig poder endinsar en el món de Marcel Proust. A setze anys em vaig empatanegar en els aiguamolls de ‘’ Du côté de chez Swann  ‘’  sense anar més enllà de la pàgina 20.

El meu primer viatge a Combray tingué lloc a la tardor del 1982, l’any que vaig ingressar a la classe de ‘’ hypokhâgne ‘’ del liceu Masséna a Niça. La senyora Bertrand ens vam demanar de llegir ‘’ Un amour de Swann ‘’ la millor entrada a la Recherche al meu entendre.

Em va interessar aquella història d’amor i de gelosia on reconeixia les meves passejades juvenils sota les finestres de l’Alexandra a la vorera de la Rue Pastorelli. ‘’ Dans la foulée ‘’ vaig llegir ‘’ À l’ombre des jeunes filles en fleurs.‘’

Durant un mes en vaig parlar tothora amb els meus companys. Ens mofàvem del doctor Cottard, odiàvem el senyor de Norpois, ens empipava l’estupidesa solemne de la senyora Verdurin. El passatge que em va impressionar més és l’episodi angoixant dels arbres quan Marcel mira d’entrar en contacte amb els arbres, com si tinguessin el secret de la vida.

‘’ Je vis les arbres s'éloigner en agitant leurs bras désespérés, semblant me dire : ce que tu n'apprends pas de nous aujourd'hui tu ne le sauras jamais. Si tu nous laisses retomber au fond de ce chemin d'où nous cherchions à nous hisser jusqu'à toi, toute une partie de toi-même que nous t'apportions tombera pour jamais au néant. ‘’

 

Els anys van passar i em vaig allunyar de Proust abans de tornar-hi al gener del 1991, un dels pitjors anys de la meva vida il·luminat, però, pel naixement de la meva neboda Marie i el meu redescobriment de Proust. Havia resumit la meva existència per aquest tríptic :  ‘’ Hiroshima sentimental, Nagazaki professional, Stalingrad literari. ‘’  

No sé per què vaig comprar tots els volums de la Recherche en la col·lecció Bouquins en l’excel·lent edició de Jean-Yves Tadié. Em vaig capbussar en aquella lectura com si participés en una expedicio al Kamtxatka. Llegia ‘’ Albertine disparue ‘’ a la recerca d’indicis que em permetrien entendre perquè la Nadine m’havia deixat. Pobre Yijing del desamor.

 

 

Vaig passar sis mesos voludant-me en la prosa màgica de Proust. Gràcies a ell, es va esvanir el meu neguit.

Em fa un xic de vergonya escriure aquestes ximpleries que llegiran els millors especialistes de Proust que n’han explorat totes les províncies, fins i tot les més llunyanes.

Tants anys després, encara recordo el francès de la Françoise, l’elegància de Swann, l’atmosfera de Balbec on retrobava els meus estius infantils a Mers-les-Bains, estació balneària a la ratlla de Normandia i Picardia. Em va indignar el cinisme dels Guermantes la nit de la mort de Swann.

Els anys han passat però sé que algun dia tornaré a Combray.  

 

 

 

 

 


Comentaris/ коментарии

 

1. gegedu28  le 03-03-2019 à 14:08:06  (web)

Bonjour,
PROUST est très connu à Illiers-Combray, une petite ville au centre de l'Eure-et-Loir (28).
Proust y passa ses vacances d'enfance entre 1877 et 1880. Le village de son enfance le marqua tellement, qu'il le décrira plus tard sous le nom de Combray, dans son roman "A la recherche du temps perdu".
En 1971 le village d'Illiers fut rebaptisé Illiers-Combray, en hommage à Marcel Proust.
Aujourd'hui, un musée existe en son hommage : la « Maison de Tante Léonie ».
Alors, ... il faut lire Proust !
Au plaisir de vous relire.
Gégédu28

.

 
 
 
el 17-02-2019 13:43

Festes

 

L’Indépendant, diumenge 17/02/2019

 

Festes                                    

 

 

 

 

 

  •  
    •   Al moment que escric aquestes línies s’apropa Nadal. Avui vull parlar-vos de Tots Sants encara que siguem ben a temps…   
    • Cada cop que arriba el dia de Tots Sants, m’agafa una enrabiada. Tota una patuleia de mainatges, disfressats de bruixots, fantasmes i pirates, envaeix la parreguera reclamant bombons sense saber que celebren una festa anglosaxona.
    •  
    • Per la meva part, la vaig descobrir veient ‘ Un món perfecte ‘, un film admirable de Clint Eastwood. Aquest parèntesi per dir que no tinc res en contra dels americans que van alliberar-nos el 1944.
    • Crec que el primer cop que m’hi vaig fixar és al 2000 per Tots Sants. Vaig fer un viatge a la vall del Roine.  Tornant de Tournon-sur-Rhône per l’antiga Nacional 86, em va sorprendre que hi hagués tants mainatges vestits de negre pels carrers i per les places de les poblacions que travessava.
    •  
    • Allò que m’empipa més amb aquesta americanada és el xantatge emocional que provoca. Com una persona amb un cor es pot refusar a donar caramels a la mainada ? No li podem fer cap lliçó política o etnològica sobre el sentit d’aquesta festa imposada per motius comercials i totalment estrangera a la nostra terra. També ens han volgut encolomar la festa de les padrines, de les secretàries i tutti quanti…Tot el calendari es transformarà a la llarga en un reguitzell de festes americanes. Prou ! En el nostre patrimoni, tant en el català com en el francès, tenim un bé de Déu d’ocasions d’alegrar-nos. Els Reis, Sant Joan, Pasqua, Pasqüetes, Nadal, la festa major del nostre vilatge, la castanyada de Tots Sants. Per què hauríem d’oblidar les nostres festes tradicionals per adoptar americanades ? Sovint em sembla que la nostra llengua és l’anglès i els nostre país els Estats Units…

 

 

 


Comentaris/ коментарии

 
 
 
el 06-01-2019 15:45

El meu millor amic

L’Indépendant, 6 de gener del 2019

 

    

 

 

 Fa cinc anys es va morir el meu millor amic. No parlava ni català, ni francès, ni cap llengua humana. Era només un vell gat gris, com n'hi ha milions a Europa.

Va arribar un vespre a casa meua, afamat. Li vaig donar

un iogurt i un tall de cambajó. Li va agradar tant que no em va deixar. El vaig batejar O'Malley com al film de Disney.

 

Quan plegava, sempre m'esperava a la parraguera amb la regularitat d'un cucut suis. Només em deixava cap al gener per empaitar les gates de l'endret. Gairebé tots els gatets del Nils li retiraven. Era malalt d’un any ençà. Quina porqueria això de la sida dels gats! Ja quasi no menjava . 

L'antic acrobata que s'enfilava a dalt del campanar de la vella església dels templers feia bots  patètics. Quasibé no es movia mai de casa. Li agradava dormir al peu de l'acàcia a la parraguera.
La darrera nit va tustar la porta com una persona. Es va rentar abans de dormir en el seu coixí. L'endemà, el vaig trobar tant feble que el vaig portar a cal vetererinari. Quan van obrir la gabieta, ja s'havia mort.  

Ja sé que és una anècdota sense importància en un món clafert de guerres i de desgràcies. Els moixos, per això, ens ensenyen la tolerància, la paciència. M'alegra que no hi hagi gats policies i tants lladres entre ells. Els gats són uns petits gentlemen que travessen la vida amb discreció abans d'anar-se'n a jugar cap als estels, al país des les ratolines.

 

 

 


Comentaris/ коментарии

 

1. bonbonrose  le 31-01-2019 à 10:27:57  (web)

Hola, de quin país ets? He fet servir un traductor per escriure-vos. Bon dia ... :)

 
 
 
 

Ajouter un commentaire

Comentaris КОМЕНТАРИИ
Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :
 
 
 
Rappel article