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Can Mitrofan, el blog de Joan-Daniel Bezsonoff

el 08-01-2026 11:14

Lesctures de l'any

  1.  Roger Peyrefitte, " L'Innominato, nouveaux propos secrets" , Albin Michel, Paris, 1989

14/20 

 


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el 08-01-2026 11:07

Nouveaux propos secrets

 

 

 

 

 

 


 

 

Roger Peyrefitte, " L'innominato, nouveaux propos secrets "


 Roger Peyrefitte est un bien agréable compagnon quand il n'expose pas sur la place publique les travers de sed accointances. Même quand il aime les gens, comme Louise Weiss, il ne peut s'empêcher de la mettre en pièces.
Dans ce livre, on retrouve toutes ses obsessions: les faux nobles, la médiocrité des académiciens, la locution " par contre " qu'il combat à longueur de page.
Il prend du plaisir à célébrer sa gloire comme s'il pressentait qu'il serait totalement oublié vingt-cinq ans après sa mort.

  Malgré toutes ces réserves, la lecture est très agréable, variée. L'on voyage à travers le XVIII siècle. On revisite la littérature française.

Pour rire un peu voici ma note: 14/20

Citations
" Il n'y a qu'un mot dans l'amour: Viens!"

" des éclats de beauté patiemment amassés "

" Il se peut qu'elle ait été travaillée par le démon de midi, qui était plutôt chez elle le démon de minuit."

" Républicain de conviction et royaliste de cœur."

" De même, à mon dernier jour, je veux avoir les secours de l'Église, sans savoir trop si je crois ou si je ne crois pas. Je ne veux pas mourir autrement que mes parents."

Baudelaire " Un professeur, c'est-à-dire un homme absent de la vie."

Voltaire " Quoi! On fait des chefs-d'œuvre en province! On m'avait dit qu'il n'y a que Paris dans le monde."
 


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el 01-01-2026 19:04

Les sept couleurs





Les sept couleurs, Robert Brasillach, Plon

S'il n'avait pas été fusillé le 6 février 1945 pour intelligence avec l'ennemi, Robert Brasillach serait tombé dans l'oubli comme tant de romanciers médiocres. Quarante ans après, j'ai voulu relire " Les sept couleurs." Mal m'en a pris.

 En dehors de quelques jolies phrases et de la prouesse technique d'utiliser des genres différents à chaque chapitre (roman, théâtre, discours, essai etc.), ce livre ne présente guère d'intérêt avec son mélange singulier de fascisme, mièvrerie et ́nostalgie.

 Il y a bien une scène délicieuse et émouvante entre un couple d'amoureux et des enfants à l'église Saint-Germain-de-Charonne mais une scène c'est un peu court.

Pour rire un peu, voici ma note: 8/20

Citations:
" il lui montra dans l'étable modèle, les vaches aux croupes caressées par la lune."

" On a vite fait d'accuser ceux qui n'aiment pas: ils n'ont pas le rôle si commode et leur égoïsme ne sait pas toujours comment agir."

" L'an trentième, à peu de mois près, un peu avant, un peu plus tard, est toujours l'âge du Testament."

@ Paris la Douce
 
 

 
 


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el 28-12-2025 20:21

Ainsi parlait Gaston 52




 

 

Gaston avait renoncé à l'Académie française car un uniforme d'académicien coûtait plus de 22 000 euros. 

 

 

 

Au fil des ans, Gaston était devenu un romancier à insuccès. 

 

 

Dans sa jeunesse, Gaston aurait voulu bénéficier des avantages de la carte vermeil. À présent il se sentait trop vieux pour voyager en train.

 

 Gaston avait la nostalgie de la Glasnost.

 

Gaston avait renoncé à l'Académie française car un uniforme d'académicien coûtait plus de 22 000 euros. 

 

Gaston avait toujours été plus intéressé par la guerre de Troie que par la règle de trois.Gaston se méfiait des gens qui admiraient Robespierre.

 


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el 27-12-2025 21:58

L'homme de Moscou


L'homme de Moscou

" L'ÉCLAIREUR " Sergueï Jirnov avec la collaboration de Jean-Luc Riva, collection Texto, Éditions Tallandier, 2025

 Les spectateurs de LCI connaissent sans doute Serguei Olegovitch Jirnov, ancien agent du KGB, qui a son rond de serviette dans toutes les émissions consacrées à la guerre en Ukraine.

Ce Moscovite, qui parle admirablement le français, infiltra l'ENA à l'époque de Gorbatchev. Jirnov nous raconte cette étrange affaire. Son autobiographie ne se cantonne pas au récit de sa formation au sein du KGB. 

Au-delà de sa haine pour Poutine dont il a fait son " inimicus " ( son ennemi personnel, comme disaient les Latins) l'auteur évoque avec talent, émotion et humour la vie quotidienne en URSS. 

Je vous recommande chaudement la lecture de cet ouvrage qui vous aidera à mieux connaître la Russie contemporaine.

   Un dernier mot. Georges M., un ami russe blanc, m'avait confié que le romancier Vladimir Volkoff, grand pourfendeur du communisme dans toute son œuvre, était en fait un agent soviétique. Je me suis souvent posé la question. Le commandant Jirnov n'est-il pas demeuré un espion russe?
 Deux phrases dans le livre me font douter. : " On se méfie beaucoup moins d'un individu qui apparaît au grand jour dans les médias." (Page 619 ) et surtout " Sergueï tu connais l'adage, " On ne quitte jamais le KGB." ( page 662) 

Pour rire un peu, voici ma note: 16/20

" La loi est faite pour les pauvres et les faibles. Les riches et les puissants s'en moquent." ( page 687)
 


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el 14-12-2025 20:10

Des Français

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

" Des Français " Roger Peyrefitte


 J'avoue que j'ai toujours eu un faible pour Roger Peyrefitte. Si " Les amitiés particulières "- son premier roman- a vieilli, je recommande " La mort d'une mère." 

" Des Français " est un livre caractéristique de la littérature de pissotière où Peyrefitte a trop souvent égaré son talent. Commère obsessionnelle, bignolle du Gotha, rapporteur des belles lettres, Roger Peyrefitte s'en prend pêle-mêle aux homosexuels honteux comme Montherlant alias Beauséant, au général de Gaulle, aux aristocrates de pacotille, aux cardinaux post-conciliaires, aux gigolos vénaux, aux truands sentimentaux.

Ces ragots lamentables fatiguent le plus souvent mais, malgré tout, on éprouve un certain plaisir honteux à suivre cette description de la France de 1970.

Pour rire un peu, voici ma note 12/20

Quelques citations:
" La brigade mondaine fixe à trois minutes le délai pour pisser. " p.55, 56

Mot de Chateaubriand " Il n'est pire canaille que les gens de lettres." p.85

A propos de Montherlant " Il avait toujours tenu à paraître ce qu'il n'était pas. Il chanta les dieux du stade, et il était un nabot à petits pieds d'enfant. Athée, il composait des pièces catholiques. Homme de droite, il professait être de gauche. Il amassait des lingots d'or et jouait le désintéressé. Il cultivait la grandeur d'âme et discutait ses contrats avec l'âpreté d'un marchand de cochons. " p.120, 121

  " Prosateur insigne, romancier remarquable, auteur dramatique détestable, Lionel de Beauséant est le premier grand écrivain qui soit rentré à l'Académie française pour ne plus entrer à la préfecture de police.." p.122
 


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